L’Académie de la Jeunesse Méditerranéenne d’Asilah appelle à l’élaboration d’une Charte de Citoyenneté Numérique

En collaboration avec Aya Alilou, participante originaire de Martil
Dans le cadre d’une démarche résolue de consolidation des compétences juvéniles et de valorisation du dialogue interculturel, le Forum Méditerranéen de la Jeunesse, en partenariat avec des instances tant nationales qu’internationales, a orchestré la cinquième édition de l’Académie de la Jeunesse Méditerranéenne à Asilah, du 12 au 19 juillet. Plus d’une centaine de jeunes, âgé.e.s de 18 à 28 ans et sélectionné.e.s rigoureusement par un comité composé de pairs à partir d’un appel à candidatures, ont pris part à cette session.
Ce rendez-vous a rassemblé des participants issus de différentes régions du Royaume, mais également d’autres pays méditerranéens tels que l’Égypte, l’Italie et la Tunisie, conférant à l’événement un souffle cosmopolite. La programmation, riche et variée, a alterné ateliers thématiques de haut niveau, initiations formatives et excursions sur les sites patrimoniaux de la cité, permettant ainsi aux jeunes de s’imprégner de l’héritage historique et culturel d’Asilah.
Le forum s’est distingué par la tenue de séminaires scientifiques et de sensibilisation, abordant des problématiques contemporaines telles que les identités numériques, l’intelligence artificielle, l’espace digital et les modalités d’adaptation à ces mutations. Ces espaces d’échange ont suscité un vif intérêt et une participation active, témoignant de l’engagement et de la réceptivité de la jeunesse présente. L’unanimité s’est ainsi faite sur la valeur ajoutée de cette expérience, tant sur le plan de l’acquisition de compétences que sur celui de la création de liens d’amitié et d’échanges féconds entre jeunes de cultures diverses.
L’événement a, en outre, illustré avec éclat la pertinence d’une dynamique de travail collaboratif et a consacré le rôle précurseur de l’Académie dans l’émancipation des nouvelles générations, en favorisant le dialogue et en enrichissant le capital humain et culturel des participants.
Moment fort de cette édition, « l’Appel d’Asilah » a été lancé, plaidant pour le « renforcement du rôle de la jeunesse dans la formulation des politiques publiques, en particulier face aux transitions numériques, climatiques et sociales actuelles ». La déclaration met en exergue la nécessité d’une autonomisation numérique des jeunes, l’impératif de justice environnementale, ainsi que la mise en place de mécanismes de soutien effectif à la santé mentale. Elle appelle également à encourager l’entrepreneuriat des jeunes et leur implication active dans l’élaboration de politiques culturelles et diplomatiques participatives.
Parmi les recommandations figurent la création de conseils locaux de la jeunesse, l’élaboration d’une charte pour la citoyenneté numérique ainsi que l’instauration de plateformes pérennes de réflexion concertée, le tout dans une reconnaissance affirmée de la place essentielle de la culture et des arts dans la consolidation de la cohésion sociale et l’édification de la paix. Enfin, les participant.e.s ont salué l’attention royale portée à la jeunesse et ont formulé le vœu de voir Asilah devenir un espace permanent de dialogue et d’échanges interculturels, réaffirmant leur détermination à ériger leur voix en vecteur d’un changement porteur d’espoir.




