الشأن المحلي

Séminaire scientifique à Tétouan sur la valorisation des semences autochtones et l’adaptation au changement climatique

Le 24 décembre, une conférence scientifique s’est tenue à Tétouan sur la valorisation de semences locales et leur rôle clé dans l’adaptation aux changements climatiques, avec la participation active de plusieurs coopératives agricoles du Maroc. L’événement a été organisé par l’Association marocaine pour l’environnement et le développement durable de Martil, en collaboration avec le laboratoire de biologie et développement durable de l’École normale supérieure de Martil, la Global Diversity Foundation, la Fondation Rosa Luxemburg (bureau Afrique du Nord) et l’Association Ajial. Les allocutions d’ouverture, notamment celles de M .Abdelafattah El Maouni (président de l’association marocaine pour l’environnement) et de M Ghassan Koumiya (Global Diversity Foundation), ont mis l’accent sur la nécessité de renforcer la collaboration entre acteurs économiques, institutions, universités et secteur privé, de favoriser le réseautage entre coopératives pour améliorer la commercialisation des produits locaux et préserver la biodiversité. Ils ont également souligné l’importance de défendre les droits des agriculteurs et de leur fournir des outils scientifiques, en s’inspirant d’expériences réussies à l’international telles que celles de la Chine et de l’Inde.
La note de cadrage a insisté sur l’importance des semences traditionnelles pour la résilience des systèmes agricoles face au climat, appelant à mieux faire connaître leurs atouts écologiques et économiques, et à partager les bonnes pratiques entre coopératives et petits agriculteurs.
Le professeur chercheur M Jaouani Moussa de l’École supérieure de Martil a présenté des travaux sur les impacts du changement climatique sur la répartition des plantes aromatiques au nord du Maroc, et sur le suivi des traces de présence de ces plantes. Des témoignages d’agriculteurs du nord et du sud ont souligné le rôle stratégique des semences locales pour la robustesse des systèmes agricoles, grâce à leur diversité génétique et leur capacité à s’adapter à la sécheresse, la salinité et la rareté de l’eau.
Contrairement aux semences commerciales nécessitant beaucoup d’intrants chimiques, les semences locales favorisent une agriculture durable, réduisent les coûts, protègent l’environnement et maintiennent la biodiversité.
Plusieurs expériences réussies d’Agadir, Imilchil, Haouz, Azilal et Béni Mellal ont été présentées, notamment celles des pépinières communautaires qui associent renforcement des compétences des agriculteurs, recherche scientifique et production de semences locales contribuant à la préservation des savoirs et à l’utilisation raisonnée de l’eau. Les cas du pépinière de Demnate (2025) et de Zaouiat Ahnssal (2022) illustrent la sélection des plantes selon leurs bénéfices économiques et écologiques et leur acceptation sociale. L’association marocaine de la biodiversité et des moyens de subsistance s’est distinguée notamment pour ses festivals biannuels de la moisson et ses rencontres bioculturelles annuelles à Marrakech. La rencontre a rassemblé chercheurs, étudiants et coopératives de Marrakech, Tétouan, Nador et Driouch, tandis que certaines coopératives n’ont pas pu venir à cause du mauvais temps. Des recommandations ont été proposées pour organiser une journée d’étude sur les aspects juridiques et renforcer les échanges entre coopératives
Rappelons que La Global Diversity Foundation, en partenariat avec l’Association marocaine de la biodiversité et des moyens de subsistance, a créé quatre banques de semences communautaires dans le Haut Atlas, regroupant plus de 500 variétés de plantes, dont orge, blé, fève, pois et luzernel. Plus de 40 coopératives du sud en ont bénéficié, améliorant de 20 % leurs revenus par la commercialisation de produits respectueux de la biodiversité. En 2021, trois pépinières communautaires ont produit plus de 70 000 plantes médicinales et aromatiques et 5 500 jeunes arbres, contribuant à restaurer les écosystèmes agricoles et à réduire la pression sur les espèces sauvages. Ces initiatives montrent que les petits agriculteurs et coopératives sont les gardiens du patrimoine agricole et des acteurs majeurs pour une agriculture durable et résiliente face au changement climatique.

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